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MEMOIRE - L’Émergence des femmes indiennes au Guatemala

Conclusion et bibliographie

Émilie Ronflard - EHESS, septembre 2006

Lunes 8 de enero de 2007, puesto en línea por Émilie Ronflard

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Conclusion :

Durant toute cette recherche, j’ai mis en avant l’idée de l’émergence de femmes indiennes qui prennent peu à peu le contrôle de leur vie en remettant en cause les impositions culturelles et sociales, et en se mobilisant à partir d’une identité sexuelle contingente de leur déploiement dans une culture spécifique. Leurs réflexions sur des aspects de leur vie privée et publique manifestent leur envie de relier les deux niveaux et de dépasser les contradictions inhérentes à leurs prises de position à contre-courant des normes admises. Nous avons vu que ces femmes partaient de la sphère personnelle et de la construction de soi à partir de la spiritualité, de leurs corps et d’un appui sur une appartenance collective pour mener leurs combats pour un changement de la société guatémaltèque. Elles font la part belle à l’individu, à ses expériences, à son quotidien et à ses émotions personnelles, pour penser le développement d’un collectif soudé, plus respectueux de chacun. Elles parviennent à articuler la pensée de ces changements culturels à celle d’une société qu’elles imaginent, inspirées par la cosmovision maya, en harmonie avec la nature et moins excluante.

Leurs discours révèlent une adaptation à la modernité incontestable puisqu’il tente de combiner, malgré la souffrance que cela peut entraîner, leur désir d’être sujet en prenant en compte leurs spécificités culturelles. Leur attachement à leur identité ethnique est extrêmement positif dans la mesure où elles ne craignent pas les ajustements culturels et où leur projet culturel s’accompagne de propositions économiques capables d’intégrer les indiens à l’économie du pays et à la globalisation. En effet, leur projet n’aboutit pas réellement à cause de la précarité qui persiste et entrave cette construction personnelle hautement politique.

Le projet culturel innovant porté par les femmes indiennes, qui relie la femme et son appartenance collective, les valeurs occidentales universelles et les particularités individuelles, et qui reconnaît les spécificités propres à la femme, ne pourra donc se concrétiser pleinement si des modifications et des adaptations dans le système et les rapports productifs n’ont pas lieu. Ces changements sont déjà initiés depuis longtemps: les migrations vers la ville et à l’étranger, l’urbanisation en expansion, ou les expériences productives originales qui se mettent en place dans tout le pays créaient de nouvelles formes d’organisation du travail. Ces changements dans le domaine économique sont primordiaux pour sortir d’un système sexiste et raciste, et faire coïncider pleinement développement individuel et collectif. Mais s’ils ne s’accompagnent pas d’une prise en compte de la parole des femmes indiennes, ces changements risquent de rester incomplets, et les avancées économiques continueront de profiter plus aux hommes qu’aux femmes.

Cette diffusion de la parole des femmes indiennes est rendue difficile du fait de leur éclatement dans une multitude d’organisations aux intérêts spécifiques qui, bien qu’il permette davantage de communication, conduit difficilement à proposer des mesures qui prennent en compte toutes les dimensions de l’oppression. L’existence d’organisations spécifiques de femmes indiennes a l’avantage de favoriser une réflexion articulant l’ensemble des oppressions, mais leurs analyses doivent dans un second temps être partagées et enrichies par des débats avec des organisations de femmes, des organisations féministes et des organisations mayas, afin de ne pas se couper du reste de la société civile. Les organisations spécifiques de femmes mayas doivent coexister avec les autres organisations mixtes et favoriser les échanges en se gardant toujours un espace de repli. Pour que ces rencontres soient enrichissantes, les femmes mayas doivent cesser de se méfier d’un féminisme qui, s’il s’ouvre davantage à la diversité ethnique, a beaucoup à leur apporter et permettrait peut-être de les sortir d’un ethnocentrisme qui les limite parfois, et de rompre leur enfermement dans des rôles sexués traditionnels. Le féminisme ne doit pas être considéré comme propre à une seule culture mais comme ajustable à la diversité culturelle, les échanges inter ethniques encourageant parallèlement la formation d’un féminisme plus respectueux. La culture maya contient des valeurs et des principes très positifs en matière de construction individuelle, mais le prétexte de respect culturel ne doit pas entraver la continuation de la réflexion menée sur la recréation de la cosmovision. On ne prétend pas ici qu’il existerait un modèle occidental que l’évolution naturelle des sociétés tendrait à rejoindre, mais que le modèle féministe n’est pas inconciliable avec les spécificités culturelles, dans la mesure où l’on vise la construction d’individus sujets. Peu importe le terme employé, les femmes mayas sont féministes à partir du moment où elles proposent une nouvelle culture qui questionne les relations entre hommes et femmes et offrent une nouvelle vision du monde.

L’association de toutes les femmes de façon égalitaire, après consolidation d’un mouvement de femmes mayas, amènerait à imposer avec plus de force la résolution des problèmes de pauvreté qui concernent beaucoup de femmes, quelles que soient leurs origines ethniques. Les alliances avec les organisations mayas et le mouvement de femmes indiennes en formation doivent donc aussi être renforcées, pour réfléchir collectivement à ces transformations économiques et créer un projet alternatif de société articulant revendications économiques et culturelles: « Les revendications auxquelles prétendent aujourd’hui les mayas face à l’Etat et à la société dominante doivent chercher à éliminer la précarité au niveau des conditions de vie et de travail, en parallèle à la réaffirmation et à la constante reformulation de leur identité ethnique. » [1]Le projet des femmes indiennes annonce probablement une recomposition des mouvements de femmes, féministes et des mouvements mayas à partir d’une nouvelle façon de faire de la politique qui relie émotion, demandes socio-économiques et culturelles et augure peut-être l’émergence d’un projet collectif plus respectueux de l’environnement et des individus.


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Émilie Ronflard, L’Émergence des femmes indiennes au Guatemala,
mémoire de Master 2 de Sociologie sous la direction d’Yvon Le Bot, soutenu à l’EHESS en septembre 2006.

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[1Edgar Esquit, «Globalizacion : un nuevo contexto para los mayas», in Esquit Edgar, García Iván, El Derecho Consuetudinario, la Reforma Judicial y la implementación de los Acuerdos de Paz. Guatemala, Debate 44, FLACSO, 1998.

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